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> J’ai souvent regardé le travail d’Emeric et discuté avec lui.
J’apprécie la manière dont il a su dégager, certaines choses de ses expéditions pour en faire des œuvres. C’est un jeune artiste qui pour moi a beaucoup de talent et que j’ai toujours trouvé très intéressant. Christian Boltanski
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> A première vue, avec "Mother Fucker, burn !" installation vidéo où nos attentes de sang et de cris restent insatisfaites, "Go to see the swimming pool", une photographie prise à Kaboul, et un espace de documentation sur la Mercenary International Corporation™, pas de surprise, de choc ou de grande originalité - les formes sont bien connues. Sauf que chez Emeric Lhuisset, le multimédia n’est pas un genre mais une marque de sa liberté. Aurélie Bousquet
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> I was very impressed with both his talent and his personality.
His photography & installation express a genuine love for the world; Travel and experiencing different parts of the globe are an integral part of his curiosity. Izhar Patkin
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> Tout au long de mes déambulations dans le Salon, j’ai croisé des hommes cagoulés et faussement armés, dont on ne sait s’ils appartiennent à un service de sécurité ou à un groupe terroriste. Le sigle MIC floqué sur leurs blousons noirs est en fait l’abréviation de Mercenary International Corporation, une société de sécurité fondée en 2008 par Emeric Lhuisset, qui expose ici un ensemble de travaux autour de son thème de prédilection, la création en milieu extrême. Il déclare, au nom du collectif Exote : « Nous ne recherchons plus le confort de l’atelier et de l’artiste dans un environnement aseptisé, mais l’inconfort. Notre but est de mettre l’artiste en danger en le confrontant à des situations extrêmes. Il s’agit de se (re)poser la question de la création dans un environnement hostile où l’artiste est menacé pas seulement dans sa création, mais aussi physiquement ». Anne Monier
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> Louis Marin nous dit du piège qu’il est « d’autant plus efficace qu’il n’apparaît point tel » ; ou encore qu’il « fonctionne merveilleusement à condition de n’en rien dire » . Ces propos se confirment pour les ravissements qui parcourent l’œuvre photographique d’Émeric Lhuisset. On a beaucoup insisté sur les dispositifs mis en place… sans toujours souligner combien l’œil prenait plaisir à y tomber, voire à redemander. Sans la valeur esthétique et artistique dont témoignent ces photographies, ces mécanismes sembleraient bien froids. Tout au contraire, la joie, la chaleur humaine, les lumières, les contrastes, séduisent de prime abord et dissimulent les ressorts de la création qui ne sont jamais exhibé tels. Il faut donc fouiller, exhumer l’image pour y lire les agencements, les rythmes, les compositions qui donnent à ces photographies, par delà leurs thèmes, leur force et leur authenticité. Un voyage en soi n’est pas gage d’exotisme ni de photographie réussie : il faut un discours, une « vision » artistique et existentielle pour leur donner du poids. C’est cette vision, présente dans l’œuvre d’Émeric Lhuisset, que nous nous sommes efforcé d’expliciter. Car la séduction a un prix : les photographies charment mais pour mieux interpeller le spectateur, l’emmener dans une aventure et une réflexion sur sa place et son rôle. Au travers de ces photographies, tout l’invite à ne pas se sentir « en dehors » mais impliqué par la vie : autant de raisons pour affirmer qu’elle tranchent bel et bien avec le flux de photographies froides et obscènes dont nous abreuvent, quotidiennement, les grands flux médiatiques. Jean-Baptiste Chantoiseau
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> Este vistazo crítico en Revelado, será destinado a narrar un encuentro con la obra del jóven artista francés, Emeric Lhuisset, estudiante en la Ecole de Beaux-Arts de París. Encuentro que fue posible gracias al nomadismo estético que realiza este artista desde hace un buen tiempo. En realidad su obra no la ví expuesta en ninguna galeria ni museo. Solamente la descubrí en sus propias manos, cuando él pasó por Bogotá hace poco más de un mes. Sus fotos son la materialización de lo que yo he llamado “un nomadsimo estético”. Cuando fuí invitado por el Collège International de Philosophie a exponer mi tésis sobre creación y nomadimo en el caso de Fernando Pessoa, puse de manifiesto que para un acto creativo era indispensable, el viaje y la abolición de fronteras. Ese viaje puede ser real o imaginario. En el caso de Lhuisset, el viaje que el ha emprendido es real. Aprovechando varias oportunidades, este artista a viajado por varias partes del mundo, Afganistan, Pakistán, India, China, Brasil y Colombia desdibujando las fronteras. Pero sus fotos no son solamente un registro de un viaje, como podría hacerlo un turista. Al contrario sus fotografías son verdaderas relaciones textuales, donde los lugares no son sino un pre-texto para revelar las contradicciones socio-políticas.
“Mirada persistente, /ebriedad acostumbrada, / el silencio ebrio... mordisqueo un pan, / mordisqueo la piel... el alcool chorrea, / el juego de cartas cae, / el espejo se rompe, / las bocas cantan... mi cabeza da vueltas, / vagón 11... / Bienvenidos al tren 36b1A dirección Ouban-Bator.”
Ricardo Arcos-Palma
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> Emeric Lhuisset est un jeune artiste en marche. Parcourir le monde et en saisir ses conflits donne à ses images une force esthétique qui révèle la diversité des conditions humaines.
Jacky Chriqui
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> Photographies, poésies, installations, dessins... Emeric Lhuisset traque les zones de conflit. Comment les gens se remettent-ils des conflits, quelles traces en reste t’il ? Lors de ses longs voyages qu’il effectue seul, Emeric récolte des témoignages, des impressions et des sensations (souvent fortes). La durée des périples lui permet de se débarrasser de ses préjugés et de mieux vivre et ressentir le lieu et ses habitants. La solitude choisie le rend disponible et l’aide à mieux s’ouvrir aux autres, à ces lieux mal connus empreints d’appréhensions. Il se fond dans le paysage et devient un habitant parmi les autres, vêtu des habits traditionnels. Il n’hésite pas à aller là où il n’est pas le bienvenu, notamment dans les zones tribales où les occidentaux n’ont pas le droit de pénétrer. Emeric se livre corps et âme dans son projet et choisit de se mettre lui-même en danger pour parler du danger. Ne vous laissez pas endormir par des images et des faits banalisés, restez attentif au monde et aux hommes. Emeric est un artiste engagé, un réveilleur de nos consciences endormies par des images barbares de tragédies humaines, devenues banales dans la presse. Il s’appuie sur des photographies, des dessins et des textes épurés où la violence et l’horreur sont sous-jacentes. Il ne triche pas et livre son travail avec la pudeur et la discrétion qui sont les siennes. « Au loin les montagnes de l’Hindu Kush, extrait de son poème « Les oiseaux bleus » Il prépare actuellement plusieurs expositions, travaille sur une série de dessins de silhouettes de guerriers, et s’apprête à un voyage en Amazonie à bord d’un « bateau-atelier » laboratoire d’expérimentation artistique. Il souhaite y observer la confrontation entre les différentes cultures. Pour ses prochains longs voyages, il pense notamment à la Colombie, à la Tchéchénie et à l’Afghanistan pour réfléchir cette fois-ci sur les mercenaires. Artiste du mouvement et en mouvement, Emeric Lhuisset nous invite au voyage. Son travail est subtil et poétique. Il est un témoin silencieux de ces lieux où beaucoup n’osent plus aller. Il pose sans que l’on s’en aperçoive au premier regard, les jalons d’une réflexion, d’un questionnement pour celui qui croise son travail. Un artiste discret et talentueux à suivre de très près... Jeanne Pariente
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