biographie / démarche / projets / expositions & prix / critiques / parutions presse / éditions / conférences / contact

 

 

emeric lhuisset Né en 1983, Emeric Lhuisset a grandi en banlieue parisienne. Il vit aujourd’hui entre le Moyen-Orient et Paris (France).

Il est diplômé en art (Ecole des Beaux-Arts de Paris) et en géopolitique (Ecole Normale Supérieure Ulm – Centre de géostratégie / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).
Son travail est présenté dans de nombreuses expositions à travers le monde (Tate Modern à Londres, Museum Folkwang à Essen, Centquatre à Paris, Frac Alsace, Stedelijk Museum à Amsterdam, Rencontres d’Arles, The Running Horse à Beyrouth, CRAC Languedoc-Roussillon…).
En 2011, il remporte le prix Paris Jeunes Talents. Plus récemment, il a été nominé notamment pour le prix Magnum Foundation Emergency Fund (2015), pour le prix Niépce (2015), pour le Leica Oskar Barnack Award (2014) ainsi que pour le Prix HSBC pour la photographie (2014).
Il publie en 2014 le livre Maydan – Hundred portraits sur la révolution Ukrainienne.
En parallèle de sa pratique artistique, il enseigne à l’IEP de Paris (Sciences Po) sur la thématique art contemporain & géopolitique.

Le travail d’Emeric Lhuisset  se veut comme une retranscription plastique d’analyses géopolitiques menées par l’artiste lui-même.

De Kaboul à Kirkuk en passant par les montagnes du Pakistan, d’Irak et de Colombie, Emeric cherche à nous questionner sur la représentation du conflit : faisant rejouer leur propre réalité à des combattants d’un groupe de guérilla dans des mises en scènes de peintures de la guerre franco- prussienne de 1870, filmant en continu 24h de la vie d’un combattant de l’armée Syrienne Libre dans la province d’Alep et d’Idlib, travaillant sur la question du soft power et la diffusion de l’American style of life comme facteur d’influence en Irak, réfléchissant au moyen d’apporter plus de confort aux combattants en transformant le temps d’une trêve leurs armes en objet usuel, travaillant sur le lien entre jeux vidéo et zone de guerre avec les FARC. On le retrouve également dans l’ancien palais royal de Kaboul jouant au reporter de guerre avec un soldat afghan auquel il a donné une fausse Kalachnikov en plastique recouverte de broderies ou à la frontière entre Jérusalem-Ouest et Jérusalem-Est proposant des kippa fabriquées avec des keffieh palestiniens…

Détournant les codes, Emeric nous interroge sur le réel et sa représentation.